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31.12.2009

Accident de chasse à Suzette : il ira danser au bal à joue

munitions

En voiture Simone ! Je t'emmène à Suzette, petit village perché au milieu du cirque de Saint-Amand, dans le Vaucluse, à 19 km de Vaison-la-Romaine.
Là-bas, ya un viandard qui a testé un nouveau rasoir révolutionnaire : le rasoir à une balle.
Test concluant; ça élimine tous les poils d'un seul passage mais le souci, c'est que ça emporte de la peau également.
Et pas mal de peau, à tel point qu'il est nécessaire d'avoir un hosto à proximité de chez toi pour réparer les dégâts.
Mais il faut persévérer, le brevet est en vue, encore un effort. Barbe et épiderme, tenez-vous à carreaux !

L'expérience s'est déroulée le lundi 29 décembre, à 10h30, au dessus de la route de Malaucène.
Il fallait réunir du monde pour avoir la chance de dénicher un vrai maladroit : heureusement, il y avait une battue au sanglier.
Il y avait donc le choix, t'imagines bien...
Les guetteurs et les rabatteurs se sont ventilés dans la nature, faisant comme si c'était planifié.
Peu de temps après, tout s'est passé comme prévu. Un guetteur a tiré. Sur un rabatteur. Situé en contrebas, il ne pouvait pas être vu...C'est donc pour ça que le tireur a fait feu...Tu suis ?

Le viandard (48 ans) a été touché au niveau du visage. La balle lui a labouré la joue sur toute la longueur. A quelques centimètres près, c'est la cafetière qui explosait (c'est du 300 magnum quand même).
Il a été conduit à l'hosto de Carpentras.



30.12.2009

La mort en étendard, ils arrivent les viandards !

Ils_battent_la_campagne_L

Zora-Jeanne est auteur-compositeur-interprète violoniste et elle est accompagnée par un groupe qui joue dans un contexte rock. C'est une formation classique, chant, guitare, basse, batterie, percusssions...
Tu pourras découvrir ce qu'elle fait sur son site (
http://pagesperso-orange.fr/zora-jeanne/), il y a des extraits (samples) à l'écoute. Et les paroles.
Il y a un peu plus d'un an, son album est sorti et le morceau 6 est assez jubilatoire.
On y parle de ceux qui battent la campagne pour semer la mort, tu sais...la racaille verdâtre.

Voilà la chanson :

Ils battent la campagne

Je me souviens d’un matin
La nature dormait en paix
Ils sont arrivés l’arme au poing
La campagne ils ont assiégée.
Ils ont semé la terreur
Ces épouvantails ambulants
Dans un tumulte d’aboiements
De chiens rabatteurs.

Désignée comme nuisible
Je suis une cible facile
Le point de mire
D’une meute en délire
Je crois que j’ai compris
Le jeu futile du mépris.

Les dés sont jetés
Le parcours est fléché
Le terrain est miné
Je suis traquée
Les dés sont jetés
Le parcours est fléché
Le terrain est miné
Je suis traquée !

La mort en étendard
Ils arrivent les charognards

Comme une fugitive
Ils auront ma peau
Plutôt morte que vive
Sur le poteau d’exécution
Comme le veut la tradition
En chair et en os

Pas besoin de balle à blanc
Chez ces gens
Nul ne se repend !
Je suis la bête
Et sur ma tête
La botte du chasseur

La mort en étendard
Ils arrivent les charognards !

Je suis la bête
Et sur ma tête
La botte du chasseur
Le cliché de ma dernière heure
Pour immortaliser mon dernier souffle
Je finirai empaillée
Un acte de bravoure
Suspendu en trophée
A un mur de vestibule
Où un enfant déambule…

 

29.12.2009

Votre cancer colorectal, vous le voulez bleu, saignant ou à point ?

viande

Ya de la bagarre...Le lobby de la barbaque et du meurtre industriel, autrement dit le CIV (Centre d'Information des Viandes) et Interbev (les professionnels du bétail et des viandes) n'a pas goûté les mobilisations, modestes mais très efficaces, conduites par l'Association Végétarienne de France et les personnalités (dont un prix noble de la paix et président du GIEC) portant l'Appel à la grève de la viande autour du sommet pitoyable de Copenhague.

Le CIV, il a claqué ses éconocroques pour se la jouer grand seigneur : une campagne à l'échelle nationale, spots vidéo à la con, panneaux géants, du bon gros matraquage communicationnel massif taillé dans de la mauvaise foi : grailler de la bidoche, c'est cool pour la planète.

Zavez raison mes cons jolis : on utilise des quantités colossales d'énergie (émission de gaz à effet de serre) pour produire les engrais permettant les cultures destinées aux animaux d'élevage, faire tourner les abattoirs et les usines de transformation ainsi que pour transporter les bêtes, vivantes ou en carcasses. De plus, les ruminants génèrent du méthane, un gaz à effet de serre extrêmement puissant.
En France, nous élevons et abattons 1 milliard d'animaux par an.

Tu te doutes bien que l'état de la planète, ils s'en foutent, les professionnels du cadavre dans l'assiette.
Ce qu'ils constatent, c'est qu'en France - et c'est bien ce qui inquiète la filière- la consommation est en baisse depuis 1999 : 117 grammes par jour et par personne en 2007, au lieu de 147 huit ans plus tôt.
Je ne suis pas dans la tête des français mais je crois qu'un slogan tel que : "Climat : mieux vaut un végétarien en 4x4 qu'un omnivore en vélo" commence à faire effet et qu'ils, les français, ont percuté que l'on ne pouvait pas diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre sans agir sur ce qui en est la principale source.

Et puis, la filière de la bidoche est confrontée au fait que désormais, l'idée fait son chemin que manger de la viande, c'est pas terrible pour la santé. Cancers, maladie cardio-vasculaires, obésité, voilà les conséquences d'une alimentation carnée.

Une étude célébre, l'EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) a permis de montrer que le risque du cancer colorectal se rencontre 33% fois plus souvent chez les personnes qui consomment régulièrement deux portions ou plus de viande rouge ou de charcuterie par jour, par rapport à celles qui consomment une portion ou moins de ces viandes par semaine.

28.12.2009

Accident de chasse à Ully-Saint-Georges : grouik (mort de rire) !

images

Tention, jours heureux...En plus de trois ans de blog, jamais vu un asquident de chasse commak. C'est du géant, le chasseur maladroit, il peut partir la tête haute...King of the foirade, toujours imité, jamais égalé il ne sera...

Allegro, presto...

Comme je suis taquin, je vais te laisser mariner avant de te donner la clé du truc, faut bien s'amuser et puis c'est mineur comme tracas.

Nous sommes le samedi 26 décembre, c'est l'après-midi, à Ully-Saint-Georges, petite commune située dans l'Oise, entre Chantilly et Beauvais, à droite après le giratoire, là, près de l'accotement.
Ya de la racaille des talus qui exerce ses talents. Elle veut crever du sanglier. C'est, comme dirait l'autre, une battue, filant la gerbe aux betteraves et la crainte aux zanimos du bois de Morel.

Un viandard a fait feu.
Un pote a dérouillé le tout dans l'épaule.

Tu ne devineras jamais ce qui a déclenché le tir malencontreux.
Jamais.
Non, le type qui a merdé n'a pas cru apercevoir un sanglier ou une autre bestiole ou que sais-je encore...Non.

Il a...

C'est la vérité vraie...

Il a...

Entendu un grognement.

Tout simplement.

27.12.2009

Corrida : 'El Payo', lombaires et Zina

elpayo

La fin d'année est pénible pour la mafia tauromachique. Elle a la tête dans le sac et l'encéphalo tout plat. L'entrée de l'initiative législative populaire au parlement de Catalogne l'a mise KO et c'est très amusant de constater que plutôt que de s'en prendre aux anti-corrida, les petits soldats de cette armée du vice se battent entre eux, distribuant invectives et châtaignes à ceux qui n'ont rien vu venir, ont laissé faire, se sont reposés sur leurs lauriers etc.

Tant mieux, qu'ils se foutent sur la gueule...Et qu'ils en arrivent à l'état d'Octavio García ‘El Payo’, état tout proche de la vivacité d'une courgette.
El Payo, c'est un récidiviste. Je me suis occupé de lui maintes fois. Ce matador est un véritable pôle magnétique à coups de corne.
Et pour la Noël, il nous a fait un joli présent.

Le 25 décembre dans la soirée, alors que le boeuf et l'âne avaient mis les adjas et s'en étaient retournés chez eux, ya de la route, faut pas traîner, un taureau se faisait charcuter dans l'arène mexicaine de Querétaro.
Et c'est El Payo qui faisait le sale boulot. Il avait tué le premier. Il n'aura pas l'occasion de recommencer.
Après un splendide triple salto arrière, son dos a rencontré la corne de l'animal.
Il a mangé 6 cm au niveau des vertèbres lombaires.

Transporté fissa à l'hosto Ángeles de Querétaro, on craint pour sa future mobilité. Quand Octavio García ‘El Payo’ se donne la peine, on en a pour son argent.

26.12.2009

Fourrure : signe extérieur de cruauté

portez_de_la_fourrure_la_mort_bardot_2009  flyer2

J'ai vérifié : la fourrure redevient tendance.
C'est à n'y plus rien comprendre. Des années de pédagogie, de campagnes de sensibilisation sont parties en fumée. Le pire c'est que ceux qui en portent savent ce que ça entraîne comme cruauté, comme souffrances mais il y a un angle mort de la conscience qui...je ne sais pas quoi d'ailleurs...
Toute proportion gardée, ça ressemble à ce phénomème psychologique, cette mutation du caractère, qui font d'un homme cultivé, poli, courtois, pudibond, en temps de paix un saligaud tortionnaire, sale, graveleux, en temps de guerre.
Il y a comme une volonté de faire table rase.

La campagne conduite en cette fin d'année par la Fondation Brigitte Bardot tombe donc particulièrement bien.
L'objectif, nous précise-t-on, est d’être visibles partout dans Paris et d’aller à la rencontre de la population aux abords des lieux touristiques ou des rues commerçantes et à proximité des centres commerciaux, très fréquentés à cette période de l'année.
L'équipe  de la Fondation Brigitte Bardot a fait le choix d’une communication itinérante, véhiculée par un bus anglais recouvert d’un visuel choc.

25.12.2009

Cé Aurélie pliant ki pren la défance des chasseurs

CHASSEUR

Parmi tous les commentaires vindicatifs et écrits avec les moignons que ce blog a reçu en réaction aux articles relatant les accidents de chasse, il y a ceux que je retire de suite du circuit parce qu'ils sont susceptibles de faire partie d'un futur grand bêtisier.
Et puis, tout compte fait, je les recycle, les sortant de l'anonymat et des bas-fonds de la connerie.

Alors voici le commentaire d'Aurélie (dite Lillou), qui n'a pas aimé le ton que j'ai employé pour parler de cet accident de chasse à Héricourt qui a envoyé Roro à l'hosto de Vesoul.

"vous êtes vraiment que des grandes gueules même pa lé couilles de vous dénoncé ".

Merci Aurélie. Tu as bien mérité des traditions connes et cruelles.

24.12.2009

Horreur dans le Sud-Ouest : on a trouvé le véritable tueur en série des lapins

LAPIN1

Tu as peut-être entendu parler de ce serial killer qui a tué, tout récemment, dans des conditions abjectes, une cinquantaine de lapins dans les environs de Coulonges-sur l'Autize, petite commune au nord de Niort.
Les gendarmes recherchent quelqu'un d'assez 'perturbé'.
En plus, des plaintes leur sont remontées pour des faits similaires plus anciens.

Ci-après, tu liras ce qu'en pensent nos amis de l'association L214 dans le cadre d'un communiqué de presse mis en ligne sur leur site que je t'invite à visiter très régulièrement :
http://www.l214.com 

Inquiétant

« Tueur », « petites victimes », « crime », « assassinat », « massacre », « tuerie », « cruel », « profil psychologique inquiétant », les mots utilisés pour décrire les mises à mort de lapins dans des clapiers du Poitou-Charentes par un individu non identifié sont lourds de sens mais justifiés.
Au-delà du ton badin parfois utilisé dans les articles de presse ou dans les discussions de comptoir, il règne un malaise certain. Surtout à l'évocation de l'éventration de lapines dont on a extrait les petits, ou encore à celle d'un enfant qui a retrouvé son lapin décapité sur le chemin de l'école.
L’auteur de ces actes macabres est « un prédateur sadique et pervers qui travaille à la chaîne » selon l’adjudant-chef Couvrat, dont les propos sont rapportés dans Sud Ouest (1).
 

220 000 lapins abattus chaque semaine en Poitou-Charentes

Que dire alors de l’abattage à la chaîne de 220 000 lapins chaque semaine dans la région ?
Le Poitou-Charentes est en effet la première région en termes d'abattage (32% du volume national) avec la présence sur le sol des Deux-Sèvres de l'entreprise LOEUL et PIRIOT, le plus grand abattoir européen de lapins. (2)
Les méthodes sont-elles plus "humaines" que celles pratiquées par le tueur occasionnel ? Hélas non, des problèmes cruciaux dans les abattoirs de lapins ont été mis en évidence par une récente étude scientifique qui met en cause l'efficacité de l'étourdissement électrique, quand il est pratiqué (3). Nul doute que le nombre de ratages en abattoir dépasse celui des victimes du « serial killer ».

Des mises à mort non criminelles

Le délinquant des clapiers inquiète à juste titre : on le soupçonne de tuer pour son plaisir.
Rien à voir donc avec l’abattage industriel organisé, puisqu’ici la mise à mort obéit à la plus impérieuse nécessité : les « petites victimes » périssent pour réjouir nos papilles ou décorer les cols de nos manteaux. Qui plus est, avec l’approbation de tous.
Tout va bien.

Tout va bien ?

Etrange transmutation : la tuerie qui relève du « sadisme » chez un seul s’efface derrière les mots paisibles de « travail » et de « consommation » quand elle est organisée au niveau de la société tout entière.
Une alchimie qui ne fonctionne pas pour les lapins : industrielle ou artisanale, la mise à mort implique stress, panique et souffrance. Comme tous les animaux, ils éprouvent des émotions et aspirent à vivre leur vie. Au fond, nul ne l’ignore, même si tout conspire à le faire oublier. Le sentiment parfois violent de malaise devant les images d'abattoir (cf. l'affaire Charal
) reflète l'embarras de l'opinion à l'évocation de ces meurtres alimentaires quotidiens et massifs.

Il est temps d’ouvrir un débat public sur la place accordée aux animaux. Nous savons qu’il est injuste d’abuser de leur faiblesse pour leur infliger le pire. Il est temps de rendre notre société plus éthique et plus cohérente avec ses valeurs.

« La viande doit rester gaie, le plaisir de manger dégagé de toute inquiétude empathique, comme la publicité ne cesse de nous le rappeler par des images festives. Que personne ne s'avise de coller son oreille à la chair inerte, au risque d'y entendre le souffle rauque de la bête qui s'affale. La pitié pour l'opaque misère des animaux de rente s'estompe vite, dès lors que le spectacle de leur souffrance est caché, et leur exploitation justifiée par la force des arguments économiques.
Du calvaire de l'animal, le consommateur ne sait rien et ne veut rien savoir : les lieux de mise à mort sont d'ailleurs distincts des lieux de vente, et celui qui tue n'est plus celui qui vend.
En soustrayant à la perception la présence effective de la mort, c'est la possibilité même de l'alimentation carnée qui devient peu à peu impensable, parce qu'inimaginable, hors représentation. La séparation des tâches a contribué à consolider une scission entre l'animal et la viande, épargnant ainsi notre réflexion. Divers relais et médiations achèvent de lever l'interdit et d'abolir tout sentiment de culpabilité et de responsabilité. On ne peut déplorer les conditions de vie et de mort des animaux de boucherie et, en même temps, cautionner ces conditions par une consommation quotidienne de viande. Ceux qui s'en abstiennent pour des raisons éthiques font preuve de sens critique à l'égard d'un très fort suivisme social et manifestent ainsi une réelle volonté de voir émerger une réflexion sur ce qu'est véritablement la viande. »

Florence Burgat, « Folie des vaches, folie des hommes – L'oubli de l'animal »,
Le Monde diplomatique, mai 1996, p. 7.


(1) « Mais qui veut la peau des lapins ? Un mystérieux tueur en série décime depuis quelques jours les clapiers de Coulonges- sur-l'Autize (79). Une centaine de lapins ont été tués », Sud Ouest Poitou-Charentes, 16 décembre 2009.

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/...
(2) « Situation de la filière cunicole », Préfecture des Deux-Sèvres, 16 juillet 2008. http://www.jean-grellier.fr/IMG/pdf/compte_rendu_DDAF_sur...
(3) S. Rota Nodari, A. Lavazza, P. Candotti, « Evaluation of rabbit welfare at stunning and slaughtering in a commercial abattoir », 9th World Rabbit Congress, 10-13 juin 2008.
Une traduction libre de cet article :
http://www.l214.com/lapin/etude-etourdissement-abattage.

23.12.2009

Accident de chasse à Chivres-Val : à la Saint-Théophile, c'est à l'hosto que tu files...

lapin

Comment torpiller les fêtes de fin d'années qui se préparent ? Comment remplacer la concorde familiale et la bonne humeur qui devront être au rendez-vous par le fiel et l'irritation ?
Il convient d'admettre qu'eux n'ont pas fait dans la dentelle. C'est un modèle du genre.

Dimanche 20 décembre, deux beaux-frères accompagnés d'un fiston semaient l'effroi dans les terriers de Chivres-Val (Aisne). Au sens propre comme au sens figuré puisqu'ils chassaient en utilisant un furet pour débusquer les lapins.

Un pauvre animal se barra de son gîte, s'exposant ainsi aux coups de fusil des viandards. 
L'un deux tira aussitôt. A 51 ans, il avait du métier. La technique du furetage, il connaît.
En plein dans le mille !
Dans la tronche du beau-frère (53 ans). Dans le bras aussi. Sans oublier l'épaule ! Bien joué Callaghan ! La frite transformée en écumoire.
Les pompelards sont viendus, le SAMU également et les pandores pour finir.
C'était 'Vivement dimanche' à l'hosto de Soissons.

22.12.2009

L'ours lippu ne dansera plus

savedbear

Les bonnes nouvelles arrivent, au compte-gouttes, mais elles arrivent.
Tu as peut-être encore en mémoire mon article du 24 mai 2009 qui relatait le misérable sort des ours lippu, ces ours danseurs qui, en Inde, sont exhibés dans les rues pour amuser les touristes.
Tout ça, c'est terminé.
Le 18 décembre, à Delhi, un propriétaire Qalandar a remis à l'assocation Wildlife SOS le dernier ours indien dressé à cette intention.

Le gouvernement, les autorités de tutelle, Wildlife SOS, Free the Bears Fund (FTB) en Australie, International Animal Rescue (IAR) au Royaume-uni et One Voice en France ont en effet tiré le rideau sur cette tradition pluriséculaire qui consistait à enlever un jeune ours lippu à sa mère (en tuant cette dernière très souvent), puis à le dresser par la contrainte en lui passant une corde dans le museau après avoir percé ce dernier avec une pointe métallique chauffée à blanc.

Les refuges et les sanctuaires de Wildlife SOS ont ainsi accueilli plus de 600 ours qui ont été sauvés et soignés tout en menant un patient travail de sensibilisation (et des programmes de reconversion) auprès du peuple Qalandar.

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