La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

01.02.2010

La course majestueuse du lion sur un tabouret

elephant-cirque.jpg

Comme il faut bien défendre son bout de gras et se donner par la même occasion bonne conscience, Stéphanie de Monaco engage le fer contre ces "fanatiques" qui s'opposent à la présence des animaux dans les cirques traditionnels.
Dans un entretien accordé au quotidien Nice Matin daté du 13 janvier, elle a jeté toute une série d'arguments qui, selon elle, militent pour la poursuite des exhibitions d'animaux dans les cirques : conservation de certaines espèces, respect et complicité des dresseurs vis-à-vis de leurs animaux etc.
Il convient de noter que la 34ème édition du Festival international du cirque de Monte-Carlo a accueilli pour la première fois un lion blanc, à côté des éléphants et autres fauves coutumiers de cette misère.
Je te donne à lire le communiqué de l'association Code Animal (
http://www.code-animal.com<...) qui traite ces fadaises comme il se doit.

L'erreur de la princesse

La princesse Stéphanie de Monaco, avec l'European Circus Association, entreprend actuellement une propagande pour le maintien des animaux dans les cirques.

Les affirmations avancées ne sont appuyées d'aucune démonstration et visent à présenter les détracteurs comme des «fanatiques».

Aussi, notre association, qui intervient tant lors de débats publics que lors de tables rondes dans les ministères tient à réaffirmer sur des bases argumentées les raisons pour lesquelles l'utilisation d'animaux sauvages est remise en question dans plusieurs pays.

En aucun cas, les associations et fondations ne souhaitent la mort du cirque, mais préconisent une évolution du cirque traditionnel vers un cirque sans animaux. Nous rappelons à cet égard, que la présence d'animaux sauvages n'est pas une composante historique du cirque traditionnel, mais un apport issu des conquêtes coloniales du 19è siècle.

Stéphanie de Monaco affirme que les animaux sont traités "avec égard, voir avec amour" et qu' "ils ne peuvent pas souffrir de vivre en cage, puisqu'ils y sont nés, certains depuis dix générations".

Ces affirmations sont subjectives et ne correspondent en rien à une réalité. En effet, chaque animal a un besoin inné d'exprimer des comportements qui lui sont propres (besoins locomoteurs, sociaux, alimentaires...). Ces besoins sont programmés génétiquement, aussi, une naissance en captivité ne modifie pas ces besoins, elle rend simplement inapte ces espèces captives à s'adapter à une éventuelle remise en liberté.

Ne pouvant exprimer son répertoire comportemental, l'animal va "tourner à vide", dans un comportement de stress et/ou d'apathie.
Franck Schrafstetter, président de Code animal déclare : "
A l'issue de plusieurs années d'enquêtes dans une centaine de cirques français, nous pouvons affirmer que la majeure partie des animaux détenus dans les cirques présentent des déviances du comportement, de type stéréotypique, ceci corroboré par l'avis de nombreux zoologues et éthologues à travers le monde. Ces troubles sont la preuve d'une inadaptation de l'espèce à la captivité, voire d'une souffrance chronique".

Les interdictions d'exhibitions d'animaux sauvages dans de nombreux pays reposent sur ce décalage entre les besoins de l'espèce et la vie en captivité, principalement accru par le caractère itinérant des cirques.

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu