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16.03.2010

A l'autre bout du monde, pour les baleines

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Si tu en as l'opportunité, saisis la sans hésiter ! L'histoire ne repasse pas deux fois le même plat (laitue braisée au boulghour) : le capitaine Paul Watson sera en France fin mars et début avril pour promouvoir et présenter le film At the Edge of the World.
Il donnera tout d'abord une conférence de presse le jeudi 25 mars, la semaine prochaine donc, à Paris, parc des expos, porte de Versaille, dans le cadre du salon Planète Durable -
http://www.planete-durable.com/- puis il animera une conférence à Biarrritz le 27 mars à la suite de la projection du film.
Il reviendra à Paris le 1er avril où il donnera une conférence publique au Comptoir Général -
http://www.lecomptoirgeneral.com/ après la projection  du même film.

At the Edge of the World, c'est la chronique de la campagne 2006 (la troisième) de l'association Sea Shepherd Conservation Society  dans les mers australes pour empêcher la flotte baleinière japonaise de massacrer plusieurs centaines de cétacés.

La bande annonce, c'est ici : http://www.attheedgeoftheworld.com/

09.03.2010

Le vivant, ça rapporte de l'argent

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Cette affiche a servi de support aux associations SSCS (Sea Shepherd Conservation Society) et PeTA pour appuyer une campagne visant à faire renoncer à Resorts World Sentosa, un parc d'attraction/casino/océarium (le fric, ma bonne dame, y'a que ça de vrai) de Singapour, la capture de requins baleines (15 mètres de long, une paille; c'est le plus grand poisson de la mer) pour agrémenter ses aquariums à la con et exciter le bon peuple qui, goinfré de pop-corn, n'en revient pas de voir ces bêtes si magnifiques évoluer devant eux et gna gna gna...
 
Au passage, cette bestiole est placée sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN. Au passage...
Tout ça pour dire qu'au delà de la prétention vile et mercantile, ça rime, c'est fait exprès, d'exhiber de splendides animaux sauvages (qui descendent jusqu'à 980 mètres de profondeur) dans des bocaux à péage, il y a le fait, rappelé dans un bouquin un peu érudit, mais singulièrement intéressant, que pour un spécimen capturé et logé dans un zoo, dix de ses congénères ont été tués, d'une manière ou d'une autre.
Ce livre, c'est Zoos. Histoire des jardins zoologiques en Occident, d’Eric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier.
Certes, il couvre la longue et malheureuse histoire de l'appropriation de la faune sauvage en occident tout au long des siècles qui ont suivi l'ère moderne.
Mais pourquoi voudrais-tu que ce soit vraiment différent de nos jours ?
Les trafiquants et dealers de la faune sauvage auraient-ils eu de soudains scrupules ?
Ce business ne contribue-t-il pas, au même titre que la dégradation des habitats naturels, à l'extinction des espèces ?
Gardons en mémoire que 1226 espèces sont menacées de disparition.

Tu veux déprimer ?
Va faire un tour sur le site du RWS :
http://www.sentosa.com.sg/index.html

Life is money. 

17.02.2010

Allez sentir le parfum de la vie...

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C'est plutôt rare, tu peux me croire, qu'un salon de cette importance ouvre son espace à des associations engagées dans la cause animale hors du champ institutionnel occupé par les Greenpeace et autres grosses structures.
Mais j'ai bien'impression que ça devient de plus en plus courant.
Voici pourquoi je t'invite à aller faire plus qu'un tour au salon Primevère qui se tiendra à Lyon du 26 au 28 février.
Ce salon-rencontres de l'écologie et des alternatives en est à sa 24ème édition et fait la part belle bien entendu  aux thèmes de la santé, du bien-être, de l'environnement, de l'alimentation, du marché bio, du tourisme vert, du confort intérieur (économies d'énergie, équipements) mais aussi à la protection animale.
Il y aura des conférences, des animations et tout le tremblement mais y mettre les pieds, c'est essentiellement l'opportunité de faire le plein d'enthousiasme.

Nos potes du RAC (Rassemblement Anti Chasse) y tiendront un stand. Ce sera l'occasion de leur rendre visite, de leur faire un petit coucou, d'adhérer si ce n'est déjà fait et de s'encourager mutuellement. On est entre amis du vivant; ça réconforte, ça rassure car c'est toujours un peu inquiet, un vivant qui ne s'amuse pas à donner la mort.
Et si ça peut te permettre de ne pas donner ton blé à ces mêmes associations qui se partagent le marché très concurrentiel des donateurs...

Si tu crèches plus à l'ouest, tu pourras te rendre à Laval-St-Berthevin, les 06 et 07 mars, au salon nature et bien-être, pour retrouver le stand tenu par la PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme).

30.01.2010

Prédation de masse, pillage industriel...

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La rumeur court. Si elle s'avérait exacte (on le saura dans peu de temps), les efforts des uns et des autres pour sauver la peau du thon rouge de Méditerranée auront été payés : le gouvernement français tiendrait, enfin, sa promesse de demander l'inscription de cette espèce à l'annexe 1 de la CITES (Convention internationale sur les espèces sauvages), ce qui signifie l'interdiction de sa commercialisation.

Le gouvernement suivrait en cela l'Italie, c'est une heureuse surprise,  qui va s'engager dans ce sens. En mars prochain, la conférence de la CITES à Doha validera (ou non) le classement. Mais si les demandes sont appuyées par ces deux pays notamment, il y a de bonnes chances que ce soit accepté et ça conduira de facto à l'interdiction des exportations de thons rouges vers le Japon, principal pays consommateur et à couper le nerf économique de la surpêche et du braconnage industriel.

Mais un type comme Bruno Le Maire, ci-devant ministre de l'Agriculture et de la Pêche, milite, lui, pour une inscription à l'annexe 2, moins radicale, car elle autorise sous certaines conditions le commerce international de cette espèce.
Forcément, il défend les intérêts des grosses flottilles françaises.
Comme il défend, en définitive, les intérêts des pays du sud de l'Europe. C'est bien pour cela que le changement de position de l'Italie est déterminant.

D'ici là, je te livre le communiqué de l'association Sea Shepherd Conservation Society sur ce même sujet.

"Pas de répit pour Sea Shepherd Conservation Society ! Alors même que l’Opération Waltzing Matilda bat son plein contre la chasse illégale à la baleine, on connaît déjà la prochaine destination des deux navires restant de l'association.

En provenance de l'Océan Austral, le Steve Irwin et le Bob Barker prendront prochainement le cap de la Méditerranée avec pour objectif d’intercepter les braconniers de thon rouge et de s'opposer à leurs opérations.

"Nous devons attirer l’attention des citoyens et dirigeants de la planète sur la catastrophe qui touche l’une des espèces de poissons les plus singulières du monde », explique le président-fondateur de Sea Shepherd, le capitaine Paul Watson. "Cette espèce a été conduite au bord de l’extinction par la demande insatiable du marché Japonais pour ce poisson par ailleurs très onéreux".

Deux semaines auparavant, un thon rouge s'est vendu 126 500 € sur le marché Japonais.

Face à une telle enchère, difficile de survivre. De plus, avec la raréfaction de l’espèce, les prix s’envolent davantage, répondant ainsi à la froide logique économique et politique des phénomènes d’extinction. Subventionnée à coups de millions d’euros, la pêche industrielle de thon rouge en Méditerranée menace désormais la survie même de l’espèce. On ne donne pas plus de trois ans au thon rouge avant l’effondrement définitif de sa population.

Malgré ce constat évident, la corruption et la valeur commerciale croissante du thon rouge font obstacle à tout effort sérieux de protection de l’espèce.

Les obstacles d’ordre juridique se multiplient également. Alors que la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dite « Convention de Washington », devait se réunir en mars pour débattre d’une interdiction du commerce de thon rouge, l’Union Européenne vient d’enlever cette question de l’ordre du jour de la réunion ! Elle marque ainsi sa volonté de ménager les intérêts des pêcheurs Français, Maltais, Italiens et Grecs.

Le président Nicolas Sarkozy a certes tenté d’interdire la pêche au thon rouge, mais il a succombé aux pressions des pêcheurs Français. Il vise désormais une interdiction des exportations de thon rouge vers le Japon, ce qui devrait considérablement alléger la menace qui pèse sur cette espèce; mais il devra se heurter aux résistances des pêcheurs Français qui ont d’ores et déjà menacé de bloquer les ports si leurs intérêts devaient être remis en cause.

Cette année sera déterminante dans la bataille pour sauver le thon rouge.

Sea Shepherd Conservation Society entend bien s’opposer aux braconniers et ne reculera devant aucune forme de menace ou de violence de la part des pêcheurs. S’il est bien une chose que nos six ans de campagne dans l’Océan Austral face aux chasseurs Japonais nous ont appris, c’est, avec l'expérience, une détermination sans limite à lutter contre les braconniers du monde entier.

"
Nous pouvons perdre un navire, mais cela ne vaut rien face à la perte d'une espèce telle que le thon rouge "a déclaré le capitaine Paul Watson. "Les bateaux, on les remplace - pas les espèces"."

 

07.01.2010

Bavure en mer australe : les baleiniers japonais perdent la tête !

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C'est un acte irresponsable. Qui a mis en danger la vie de plusieurs membres (six) d'équipage de l'association Sea Shepherd Conservation Society. Car c'est un acte de désespérés, de types qui sont au taquet et qui n'ont plus assez de raison (déjà qu'ils n'en avaient pas beaucoup) pour infléchir le cours des choses.
Je parle bien sûr de l'éperonnage délibéré du navire Ady Gil par le baleinier japonais Shonan Maru N°2, le 05 janvier, dans les eaux glaciales de l'antarctique,en territoire sous souveraineté australienne.

Cette bavure, forcément avalisée par les autorités japonaises, fait donc monter d'un cran la confrontation entre les tueurs de baleines et l'association de Paul Watson. Si elle porte un rude coup aux défenseurs de la vie (l'Ady Gil est un trimaran ultra rapide dont la valeur est estimée à quelques 2 millions de dollars), elle va avoir cependant des effets collatéraux redoutables pour les baleiniers japonais.
L'indignation de l'opinion publique va monter crescendo, précipitant peut-être la décision du gouvernement japonais de ne plus financer les campagnes de chasse à la baleine et forçant également le gouvernement australien (notamment son ministre de l'écologie, Peter Garrett, l'ancien chanteur du groupe Midnight Oil) à prendre des dispositions durables pour interdire l'accès de la flotte japonaise à ses eaux territoriales.
Répétons-le : cette campagne de chasse à la baleine, comme toutes les précédentes, est illégale. Elle contourne sans hypocrisie le moratoire.

Le site de l'assocation SSCS croule sous les connections. Les dons affluent.
Les deux navires de SSCS (le Steve Irwin et le Bob Barker) sont toujours présents en mer australe, à proximité du sanctuaire.
Le combat continue.

01.01.2010

Climat, déforestation, pollution : mieux vaut un végétarien en 4x4 qu'un omnivore en vélo

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En 2006, un rapport de la FAO indiquait que l’élevage était responsable de 18% des émissions annuelles des gaz à effet de serre (GES) dans le monde, plus que tous les moyens de transport réunis.

L’élevage génère 9% du CO2 (déforestation pour l’extension des pâturages et des terres arables pour la culture fourragère, carburant, chauffage des bâtiments d’élevage...), 37% du méthane (fermentation entérique ie digestion des ruminants et fermentation des déjections animales) et 65% de l’oxyde d’azote (épandage d’engrais azotés).

L’émission d’une tonne de méthane a un effet équivalent à 25 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) à 100 ans et un effet équivalent à 49 tonnes de CO2 à l’horizon 2050. Une tonne d’oxyde d’azote a un effet équivalent à 275 tonnes de CO2 à 20 ans et à 296 tonnes à 100 ans.

De nouveaux calculs effectués en 2009 par deux experts des questions environnementales auprès de la Banque mondiale démontreraient que la FAO aurait sous-estimé la responsabilité de l’élevage qui représenterait en réalité 51% des émissions mondiales de GES. Des éléments complémentaires ont été intégrés à cette étude, dont l’impact de la pisciculture.

L’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement et expert auprès de la Banque mondiale.
Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne.

Avec une superficie de six millions de kilomètres carrés, la forêt amazonienne est la plus grande zone de forêt primaire tropicale de la planète. Durant les quarante dernières années, 800 000 km2 de forêt amazonienne ont été détruits.
Actuellement, ce chiffre est de 14 000 km2 par an et s’accélère à cause de l’augmentation de la production de viande qui oblige à gagner du terrain sur la forêt pour faire plus d’élevage.

L’UE, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon. En outre, 80% des importations de bovins de l’UE viennent d’Amérique du Sud. La France est le premier consommateur européen de viande bovine.
Ainsi la consommation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.

Cette déforestation, en pleine accélération, cause 20% des émissions mondiales de GES (combustion massive de matière organique), perturbe le cycle de l’eau (la végétation et l’humus stockent et diffusent l’humidité) et réduit la biodiversité par la destruction de l’habitat de millions d’espèces végétales et animales.
En outre, le compactage des sols, piétinés par le bétail, empêche les infiltrations d’eau et provoque des ruissellements qui érodent les sols et privent d’eau les derniers végétaux, rendant les terres inutilisables.

En octobre 2009, l’ancien vice-président de la banque mondiale, Lord Stern, auteur du rapport Stern sur l’économie du changement climatique publié en octobre 2006, déclarait au Times que « La viande crée beaucoup de GES. Le régime végétarien est meilleur [pour la planète] ».
Le président du GIEC, Rajendra Pachauri, recommandait déjà en 2007 de réduire sa consommation de viande pour faire diminuer les émissions de GES.
Manger plus de végétaux et moins de viande est aussi un des conseils délivrés par La Commission Européenne pour lutter contre le réchauffement climatique.
Le rapport de Foodwatch propose une illustration de l’effet sur le climat de 3 types de régimes alimentaires. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de GES qu’une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.

Source : http://www.viande.info/

01.12.2009

Mettons fin à la civilisation de l'animal de consommation

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Tu liras ci-après la lettre ouverte adressée par l'AVF (Association Végétarienne de France) au premier ministre danois alors que va s'ouvrir, dans 6 jours, le Sommet de Copenhague sur le changement climatique.
Je recommande aux lecteurs proches du collectif Ultimatum Climatique (11 associations et ONF) de bien prendre connaissance de ce texte et par la suite, d'arrêter de nous bassiner avec leurs actions à la con, type la Flash-Mob qui sera organisée à Paris le 05 décembre.
Ces gesticulations vaines, à visée purement médiatique, ne peuvent que masquer l'essentiel : moins de viande, c'est moins de réchauffement. Ainsi, en France, une seule journée 100 % végétal par semaine équivaudrait à supprimer plus de 5 millions de véhicules sur les routes.

"Le Sommet de Copenhague est une étape cruciale dans la lutte contre le réchauffement climatique. Chacun s'attend à ce que les discussions soient nombreuses et intenses ; or, le monde est en attente non seulement de paroles, mais aussi de gestes.

Nous avons l'honneur de vous soumettre l'idée d'instaurer lors de ce Sommet des menus présentant une empreinte carbone la plus basse possible, c'est-à-dire des menus végétariens et, mieux encore, végétaliens, pour tous et pour tous les jours.

Ceci serait un geste symbolique très fort marquant la volonté des participants de refréner l'emballement climatique.

L'excellence de la cuisine végétale n'est plus à prouver, et c'est l'occasion de démontrer qu'il est des choix qui ne coûtent rien en terme de confort au quotidien, mais qui apportent énormément en terme d'impact écologique.

En effet, l'exploitation des animaux d'élevage est un des facteurs majeurs - si ce n'est le principal - de pollution de la planète, d'émission de gaz à effet de serre, et d'érosion de la biodiversité, tant terrestre que marine [Livestock's Long Shadow, FAO, 2006].

Étant donné l'ampleur des dégâts, on ne peut décemment l'ignorer sans cesse, sous peine même de paraître peu informé des problèmes de notre époque [Rajendra Pachauri, Chairman, IPCC, Less Meat, Less Heat: Impacts of livestock on climate change, 2008].

Il est à noter que l'exploitation des animaux marins contribue à notre empreinte carbone - à poids égal produit - autant que le secteur de l'aviculture [Brussels Instituut voor milieubeheer, 2008 and DEFRA, UK, 2006]. La forte consommation en énergie fossile des flottes de pêche et la faible efficacité énergétique de l'aquaculture rendent illusoire le remplacement de la viande par le poisson en termes d'empreinte carbone [Diet, Energy and Global Warming, Earth Interactions, 10 (9), 2006].

Mais ce n'est pas tout…

• Les animaux d'élevage sont un gouffre à protéines, à calories, à énergie, avec des pertes avoisinant 90 %, et une rentabilité aussi désastreuse n'est durable - dans nos pays industrialisés - que grâce à l'argent des contribuables [The livestock industry and climate - EU makes bad worse, Jens Holm & Toivo Jokkala, 2008]

• L'élevage est une cause directe de déforestation - et par conséquent d'émission de carbone - dans des zones sensibles comme l'Amérique du Sud [Slaughtering the Amazon, Greenpeace, 2009]

• Il faut 8 fois plus d'eau pour produire une calorie d'origine animale qu'une calorie d'origine végétale [Saving Water: from Field to Fork. SIWI, 2008]

• La consommation d'animaux marins, quant à elle, entretient l'industrie de la pêche et donc la surexploitation des océans (37 % des espèces de poissons sont menacées), le gaspillage (pour 2 kg de poissons capturés destinés à la consommation humaine, 1 autre kg est rejeté mort à la mer et 1 autre kg est transformé en farine) et la pollution des écosystèmes côtiers par l'aquaculture (l'aquaculture de saumon en Écosse rejette quotidiennement autant de déjections que les habitants d'Édimbourg).

Et ce ne sont que quelques exemples…

Dans un pays comme le nôtre, la France, près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre sont le fait des animaux entretenus ou pêchés pour notre consommation. Toujours en France, une seule journée 100 % végétal par semaine équivaudrait à supprimer plus de 5 millions de véhicules sur les routes.

La réalité est que la « civilisation de l'animal de consommation », telle qu'elle est poussée aujourd'hui dans ses extrêmes productivistes et propagée dans le monde entier par l'exemple occidental, est un des meilleurs leviers pour détruire la civilisation tout court.

- Depuis 2000, la calotte glaciaire du Groenland a perdu quelque 1 500 milliards de tonnes et les glaces du Groenland contiennent suffisamment d'eau pour provoquer une montée du niveau des océans de sept mètres [Science 13 November 2009: Vol. 326. no. 5955, pp. 984 – 986].

- Le permafrost contient deux fois plus de carbone que ce qui est déjà présent dans l'atmosphère et sa fonte serait catastrophique [Bad Sign for Global Warming: Thawing Permafrost Holds Vast Carbon Pool, University of Florida, 2008]

On ne peut plus passer sous silence le rôle crucial des gaz à effet de serre provenant des activités d'élevage, de pêche et d'aquaculture dans le réchauffement général et ses conséquences.
C'est pourquoi nous vous prions d'user de votre autorité de responsable du pays d'accueil du Sommet, pour faire en sorte que les menus offerts aux participants soient végétaliens, ou au moins végétariens. Le Danemark bénéficiant de savoir-faire variés, de multiples compétences, de nombreuses sources d'approvisionnement, cette option serait facilement accessible, hautement porteuse de sens et de respectabilité, car prouvant vos connaissances au sujet des problèmes climatiques actuels.

Il ne tient qu'à vous, Monsieur le Premier ministre, que les peuples et les nations qui suivront avec attention le Sommet de Copenhague en retirent le sentiment que nos dirigeants sont décidés à donner l'exemple. C'est l'occasion où jamais d'envoyer un signal fort.

Tous les repas du « contre-sommet »organisé par les ONG seront végétariens. Nous espérons que vous aurez la volonté de ne pas être en retrait mais au contraire à la pointe d'un choix de comportement véritablement éco-responsable pour le Sommet."

28.11.2009

Penser avant d'ouvrir la bouche : moins de viande, moins de réchauffement

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Quatre jour avant le début du concerto pour grand pipeau que sera la Conférence de Copenhague, Rajendra K. Pachauri, président du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et par ailleurs prix nobel de la paix, tiendra une conférence de presse conjointement avec Paul McCartney dans l'enceinte du Parlement européen à Bruxelles.
Cette date du 03 décembre est donc beaucoup plus importante que ce qui suivra à Copenhague et ce pour deux raisons :

-Les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites.

-Rajendra K.Pachauri et Paul McCartney ne cessent de rappeler que la production de viande est moins rentable en termes d'utilisation des différents coûts de production et demeure très intensive en matière d'émission de gaz à effet de serre et d'utilisation d'eau, en comparaison avec la production d'alimentation végétarienne.

Cette conférence de presse peut se résumer, grossièrement mais de façon terriblement pragmatique, par ce slogan : moins de viande, moins de réchauffement.

Le 03 décembre, tu pourras suivre cette conférence de presse en direct (début à 12h30) à partir du lien suivant (je suppose qu'il y aura une traduction simultanée) : http://www.europarl.europa.eu/eplive/public/default_fr.ht...

21.11.2009

Sommet de Copenhague sur le climat ou le bal des faux-culs

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Finissons-en...Certes...Ce sommet d'incohérence n'est pas encore commencé mais finissons-en, avant que la nausée me prenne à la vue de ces représentants de gouvernements climaticides se gobergeant de bonnes intentions, énonçant des platitudes avec grandiloquence, faisant dans le pathos tout en nous prenant pour des cons, alors qu'ils représentent précisément ceux-là même qui détruisent, minute après minute, depuis des dizaines d'années, la planète.

Les délégations d'états qui se rendront à Copenhague en décembre n'obéiront en fait qu'à un seul dessein : préserver le plus possible les intérêts de cette minorité cupide, égoiste, prédatrice, qui exploite sans retenue les ressources de cette petite planète, qu'elles soient végétales, animales ou humaines.

Alors oui, la crise écologique est là et il faut en prendre la mesure. Alors oui, la réduction d'ici à 2050 d'au moins 80% des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 1980, est un impératif.
Mais quand on constate, rien qu'en France, le nombre de projets complètement débiles allant dans le sens inverse de cette ambition (doublement de l'A9b à proximité de Montpellier, l'A65 entre Pau et Langon, l'aéroport de Notre-Dame des Landes dans le 44, circuit de F1 aux portes de Paris...), il y a de quoi rester pantois devant la duplicité (comment font-ils pour surmonter cette schizophrénie ?) des donneurs de leçons.

Et rappelons à toutes ces belles âmes que la viande, c'est lourd pour le climat, si lourd que selon la FAO (organisation internationale qui n'a pas pour habitude de raconter des conneries), la consommation de viande et de poisson est la première cause des émissions de gaz à effet de serre (18%), devant les transports !

J'aime bien les exemples frappants : un seul kg de viande de porc équivaut à un trajet de 30 km en bagnole (équivalent carbone) contre seulement l'équivalent d'un créneau pour 1 kg de blé ou de pommes de terre.
Et il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéines animales.

Tu disais qu'aujourd'hui dans le monde, 854 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique et permanente (elles étaient 400 millions il y a 40 ans) ?


08.09.2009

C'est l'histoire d'une fille qui aime les cochons et les gens bons ...

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Valérie, c'est une amie. Depuis fort longtemps, elle s'est consacrée à la protection animale et notamment à celle des animaux à groin.
Avec son association La forêt de Léa, elle recueille, soigne, dorlotte cochons nains, cochons de ferme et sangliers.
Ces bestioles n'ont pas eu une vie facile, qu'elles aient été promises à l'abattoir ou à crever sous les balles des viandards.
Mais la vie de Valérie n'a pas été facile non plus, là-bas, dans la Sarthe, à Savigné-sous-Le-Lude; on peut même dire que cela a été une vraie galère, la faute à un propriétaire peu scrupuleux.
Et c'est un euphémisme.
Ce type est un bel enfoiré.

Valérie et les animaux qu'elle héberge seront expulsés des lieux le 09 octobre. C'est une décision de justice. Inique mais implacable.
Valérie est désespérée.Tout s'effondre. Tous ses efforts, ses sacrifices, seront bientôt réduits à néant. 
Elle a entamé une grève de la faim pour attirer l'attention du plus grand nombre sur son sort et sur celui qui attend ses protégés.

Tu prendras connaissance des détails de cette triste histoire ici 
http://www.laforetdelea.org/histoire_detaillee.htm   et
bien entendu, tu signeras la pétition mise à ta disposition : http://www.lapetition.be/en-ligne/grve-de-la-faim-pour-sa...

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